Lundi 18 mai 2009

Relents. Relances. Une douleur, vielle comme les jours. Dans le cœur. Si forte qu’on ne peut qu’y croire. Elle envahit le corps, descend le ventre, les viscères, et puis s’empare du sexe. Remonte jusqu’au crâne. Imposante. Le corps du funambule fléchit. Choit. Pas de filets pour amortir la chute. Le vide et la douleur. Pas de sol. Juste ce corps qui tombe comme une pierre, et tombe nulle part. Tous les efforts sont vains : La maladie gagne toujours. La passion. Le mal qui ronge l’âme et le corps. La vie qui faiblit. S’assoupit pour ne pas voir de trop près les ombres. Les horreurs. Sombres pensées. Pluie de mensonges, de souvenirs, tonnerre de remords, averse de regrets. Faire demi-tour. Recommencer. Réessayer. Leurre, illusion, rêve cruel. Larmes. Torrents de résignation. Tout cesser. Le ciel, la terre, les étoiles : ne plus rien voir. S’offrir aux loups enragés. Affamés pour l’occasion. Chavirer. Couler dans la boue. Regards désabusés des arbres immobiles. Figés. Souvenirs…

Par L'autre
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