Jeudi 16 juillet 2009

oui

Oui. Je suis las…tapis dans l’ombre de nos souvenirs. Tu sais…on voulait oublier…on se l’était promis. Et dans le temps les promesses…dans le vent… On était ivres. Il fallait que ce jour tu reviennes. Ce jour tellement seul au milieu des jours qui passent.

Je n’ai pas pleuré…des nuits à mourir…l’attente… Ton retour comme un pavé dans mes marres de sang…là, sur le parvis de mon temple de givre. Achève…achevons…le crépuscule. Achevons donc nos cœurs d’une dernière attente. Funeste…notre amour.

Il faut tirer…ces balles perdues dans ton néant. Et puis…encore…à jamais…tomber.

On ne se relèvera pas. Je resterai au long de ton corps…éternels démons  à nos trousses.

Oui…

Par LP l'autre en mieux
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Dimanche 12 juillet 2009
Oui un peu de promo pour ce petit blog qui deviendra grand. L'iconoclaste c'est un journal un peu humaniste, mais surtout génialissime, et plein d'ambition. Peut être l'avènement du nouveau siècle des lumière, qui sait ?

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Par LP l'autre en mieux
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Jeudi 21 mai 2009

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Dans sa cellule, il goûte l’héritage des siècles. La lucarne est absente, même de sa mémoire. Solitude et vide. Un lit. Une table. Et un livre de prières qu’il connait par cœur. Une voix impénétrable résonne dans sa poitrine et cogne sur les parois. Lourd fardeau trainé dans son désert glacé. Personne. Rien.

L’héritage des siècles, c’est la pierre et la lumière filtrée par d’obscurs desseins. Prophéties inaccomplies. Il marche. Tête baissée. La fenêtre du ciel sur son crâne, recouverte d’une capuche de tissus grossier. Il parait qu’elle sert d’escaliers aux plus aventuriers d’entre lui. Division de l’âme. Il est légion dans sa solitude séculaire.

Prière à l’autre. Qu’il vienne en aide à celui qui n’ose être entier. L’attente du paradis…c’est l’enfer. La dame en noir se régale d’avance de ces pauvres fous. Déjà presque morts. Larves éraflées. Ridées. Creusées par les prières inaudibles. Chants à la mort qui résonnent dans la pierre et raisonnent faux. Que la cloche sonne, que la cloche sonne l’avènement du temps qui tue et mène à l’inconnu fantasmé. Sourde convoitise.

Dans sa cellule, il dort gentiment. Il dort et attend le sommeil éternel. Son âme est déjà loin là-haut. Et son corps continue l’œuvre des siècles. Servile bête sans raison. Qui ne résonne plus…

Car l’attente du paradis, c’est l’enfer.

Par lp
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Mardi 19 mai 2009
 Nous le gravirons plus tard. Mes pieds sont pleins d’ampoules, et mes chaussures de déchirures. On voie mes orteils, et il fait froid dans mes chaussures. Le sommet est beau vu d’ici. Et là haut, nous ne verrons que ces plates plaines de brebis, d’herbes folles. D’ours… Peut être y verrons-nous la mer. Peut être ! Pour l’instant, allonge-toi dans l’herbe, dans mes bras. Pour l’instant j’ai peur. Ça ira, ça ira plus tard. Je t’aime.»

Il a parlé vite. Sans reprendre son souffle. Je lui ai dit que le sommet n’était qu’à vingt minutes de marche. Mais je lui ai dit que je comprenais et je me suis allongé dans l’herbe, dans ses bras. Ils étaient chaud, c’était bon, nous avons dormi. Nous avons rêvé et, il me semble, du même sommet caché dans les nuages. J’aurais voulu monter encore, mais ça n’était qu’un rêve court, de ces rêves qui vous mettent simplement l’eau à la bouche, avant de vous réveiller tout nu au milieu d’un champ de maïs que, jamais non jamais vous n’aviez visité.

« C’est beau. C’est magnifique quand tu me prends la main. »

 Ses mots étaient plus lents. Il scrutait l’horizon vertigineux d’une mer qui, sans doute, ne portait pas encore de nom…
Par L'autre
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Lundi 18 mai 2009

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Relents. Relances. Une douleur, vielle comme les jours. Dans le cœur. Si forte qu’on ne peut qu’y croire. Elle envahit le corps, descend le ventre, les viscères, et puis s’empare du sexe. Remonte jusqu’au crâne. Imposante. Le corps du funambule fléchit. Choit. Pas de filets pour amortir la chute. Le vide et la douleur. Pas de sol. Juste ce corps qui tombe comme une pierre, et tombe nulle part. Tous les efforts sont vains : La maladie gagne toujours. La passion. Le mal qui ronge l’âme et le corps. La vie qui faiblit. S’assoupit pour ne pas voir de trop près les ombres. Les horreurs. Sombres pensées. Pluie de mensonges, de souvenirs, tonnerre de remords, averse de regrets. Faire demi-tour. Recommencer. Réessayer. Leurre, illusion, rêve cruel. Larmes. Torrents de résignation. Tout cesser. Le ciel, la terre, les étoiles : ne plus rien voir. S’offrir aux loups enragés. Affamés pour l’occasion. Chavirer. Couler dans la boue. Regards désabusés des arbres immobiles. Figés. Souvenirs…

Par L'autre
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Dimanche 17 mai 2009

On m’avait rien dit. Alors je ne m’attendais à rien d’autre que ce que les présupposés de chacun peuvent laisser supposer. La calèche était noire. Il n’y avait pas de fenêtre. Les sièges en cuir étaient noirs. Et dehors, sans doute, la nuit était d’un noir parfait. Nouvelle lune aux attentes inconnues. Je grinçais sur mon siège à chaque remous. J’étais seul dans cette cage noire. Un cocher, sans doute y avait-il un cocher, seul dehors, tirant deux ou trois gueules de chevaux noirs. Noir. Etais-je noir moi aussi, au milieu des choses noires ? Ou mon âme brillait-elle d’une moindre lueur ? Point. C’était un point de lumière. Une fuite microscopique laissant s’infiltrer un peu de jour. Nous étions arrivés. J’étais fatigué. Je ne savais plus grand-chose. Ce que je faisais là. Ce que j’avais été. Ce qu’il fallait comprendre d’un voyage sans paysage. C’est vrai, à quoi rimait cet absurde mystère ? Et personne autour de moi. Vide et blanc, c’était tout, et lumière aussi. Mais plus de cocher, plus de calèche, plus de fuite de lumière dans une calèche sans fenêtre. J’entendais juste au loin cette musique des années 60, qui s’amplifiait comme j’ouvrais les yeux.

Par L'autre
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Dimanche 17 mai 2009

On a beau dire, on a beau faire, on a beau croire, la fin reste globale, et non totale. Les ténèbres viennent encore traquer les mots, comme une provocation, comme pour dire : Nous sommes encore là, la nuit ne peut s’éteindre. Coincé dans les arcanes. Je ne puis avancer, poursuivre mon court chemin. Les cartes l’ont dit : cela arrivera. Malgré la bonté du monde, la mort s’opposera à ma marche. L’empereur jugera… Le fil est tombé par terre. Je n’ai pas le bras assez long, et derrière la grille je suis coincé. Je ne peux le ramasser. Je ne suis maître de rien, sinon de mes mots, que je colle avec espérance sur du papier de soie. L’aurore n’y change rien, elle n’est là que pour les rêveurs. Je fus rêveur, mais il y a trop longtemps que je n’ai point visité le jardin de Morphée. Et que faire de l’aurore, lorsque l’on vit prisonnier de la terre ? Amorphe. Dormir. Non, rester éveillé. Ne pas les laisser faire. Garder l’esprit libre, ne pas sombrer dans leur facile vie de pantin. Je ne suis pas maître, mais je ne serai pas pantin. Je suis juste coincé. Coincé. Mais que faire ? Mais qu’ai-je fait ? Mais qu’à fait le monde ? Que s’est-il introduit dans ce tunnel sans bout ? Que s’est-il aventuré dans la nuit, sans bougie ? Friction de souffre. Un souffle. Un peu de cire. Il me reste un bout de fil : mèche de fortune. La bougie suffira à traverser le tunnel. Ai-je assez creusé ? Le jour cachera-t-il la nuit, au bout du tunnel ? Non, la nuit ne peut s’éteindre. Mais le jour la recouvrira de son amour…

Par L'autre
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Dimanche 17 mai 2009
...reparait aujourd'hui. Dans une lune pleine infaillible, il a levé les bras et crié victoire. La seule clarté grisâtre de son compagnon céleste projetait l'ombre de l'autre, immense nuit de l'âme, sur le monde des chiens, délaissé, orphelin d'un Dieu dont on ignore la vraie nature...

Je suis de retour, car, les soleils de plombs approchant, c'est toujours l'hiver dans nos crânes, qui sonne son glas encore, cherchant une fin, quelque part...
Par L'autre
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Dimanche 17 mai 2009

Sur la moquette, Guy rampe. Son papa n’est pas là, son papa est mort à la guerre. Il est mort pour sa patrie. Il est le patrimoine de la patrie patriarche. Le père patrie… Castrateur mais, quand même, un grand héro, ce père patrie. La mère nourricière a foutu le camp. Guy est le fils d’un couple déchiré, d’une mère assassinée par le père. Œdipe s’en mordrait les dents… Guy et la moquette sont dans toutes les bouches, leur chant patriotique revisité par l’Ennemi. Le « beau père »… Le responsable légal…

Guy est mort. Mais l’Ennemi a déterré son cadavre et l’a empaillé, dérisoire marionnette, effigie paradoxale de l’Empire des armes. De pire en pire… Des armes et des larmes pour une montagne d’Or… non… de papier seulement. Et puis… une armée d’aveugles trimant dans l’usine à papier vert. Pour l’écologie bien sûr. Pour quoi d’autre ?...

 

Je suis seul dans mon petit monde. Je suis seul mais j’ai les yeux ouverts. Je suis seul mais j’y suis bien. Et leur empire de papier s’écroulera bien, un jour, sous le poids écrasant d’une armée de plumes.

 

Sur la moquette, Guy rampe. Mais seul, toujours seul…

Par L'autre
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Samedi 9 février 2008

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L’arbre revient. Il a traversé les fleuves pour nous voir. Cela faisait si longtemps. Sa parure s’est éclaircie, encore. Le tronc blanc est plus éclatant qu’autrefois. Rayonnant, résolument rayonnant. Il a l’intention de rester. S’installer, pense-t-il, lui serait favorable. Fonder, créer. Cesser pour un temps de courir le monde.
Une énigme le tanne. Les indices ramassés dans la forêt ne l’aident guère. Là haut, il ne subsiste plus qu’un mince filet de lumière. La nouvelle lune approche, armée de ses craintes habituelles. Libre et cloisonné, le sorcier demeure immobile, sujet à d’infinies interrogations…
L’arbre revient, avec lui une autre lune. L’Autre est toujours là. Peut être prêt, enfin, à jaillir de l’ombre… advienne que pourra.
Par G-K
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